mardi 2 avril 2013

JASON VOORHEES EN UNE QUESTION?

En ce lendemain de Pâques, une question m'étreint: Si la méchanceté de Michael Myers n'est plus à prouver, et probablement en grande partie due à de graves troubles mentaux, que dire de Jason Voorhees? Jason est-il doté de méchanceté ou n'est-il qu'une force brute de destruction, une sorte d'élémentaire de la violence?

3 commentaires:

Bonhomme a dit…

Jason est un fils à maman en manque de repères moraux guidé par la vengeance.

A qu'elle point cette vengeance est haineuse ou portée comme une croisade purificatrice c'est difficile à dire. Dans les premiers épisodes ou l'on Jason est le tueur il ne semble jamais intéressé à faire souffrir ses victimes et les les supprime toujours rapidement (une fois que Kane Hooder l’interprète à partie de l'opus no 7 il devient plus fâché par contre).

Certains avancent, non sans fondement, que Jason s'attaque aux couples libidineux parce qu'ils consomment des plaisirs qu'ils ne pourra jamais gouter...

qosmiq a dit…

Mon point exactement: Jason ne fait pas souffrir les gens. Il les tue, point! Il me semble me rappeler de couples morts pratiquement à leur insu (enfin, peut-être un bref "arg, je suis mort", mais sans plus. L'exemple le plus marquant est la mort de la compatissante et empathique Adrienne (superbe Kristi Angus) dans Jason X. A peine Jason est-il revenu à la vie après des années en animation suspendue que, réalisant la présence d'un être vivant à portée, il l'empoigne et lui fout la face dans l'azote liquide avant de la briser sur le bord du bassin. Dans ce cas, on ne peut prêter de motif à Jason autre que "Tiens, de quoi, détruisons-le" et si on veut prêter un peu plus de profondeur à son acte, on peut ajouter à sa réflexion "parce que". On a ici une force de destruction purement instinctive accomplissant un geste purement réflexe. Même chose pour les vacancières holographiques que Jason s'évertue à tuer de son mieux sans raison et un peu bêtement, sans grand résultat (et pour notre plus grand amusement). Bien sur, je donne ici des exemples provenant d'un épisode assez avancé de le série, il est possible que l'instinct de destruction de Jason se soit élargi au fur et à mesure que la série avancait. Je dois confesser que les premiers épisodes sont un peu vague dans ma mémoire.

qosmiq a dit…

En fait, (pour paraphraser une disucssion que j'avais eu avec une amie sur FB il y a un an) pour revenir sur le Jason versus Michael. L'image de Jason elle-même parle davantage de violence que je méchanceté. Il a une sacrée belle machette. Bigger est peut-être better mais il ne fait pas dans la dentelle. Jason est une machine a détruire, il avance, il brise tout sans discernement. Jason ne m'apparait pas comme méchant tant qu'une brute épaisse. C'est plus une force de la nature ou de la surnature puisqu'il est une sorte de mort-vivant, qui brise tout ce qui bouge sur son passage parce que c'est là. Tandis que Michael Meyers, moins massif et avec un plus petit engin, s'acquitte de sa tâche de manière plus étudiée, faisant preuve d'imagination. Il pense plus à son affaire que Jason, et prend son temps pour cuisiner sa victime ce qui en fait un être plus foncièrement et consciemment méchant, un vrai psychopathe qui cherche à faire souffrir et disons-le, à faire le mal...Dans le premier Halloween, Michael commence par suivre sa soeur et la pourchasse avant de tenter de la tuer, on sent une désir de torture psychologique. En contrepartie, je reviens encore avec mon exemple de Jason X, le premier geste conscient de Jason, lors de son réveil dans le vaisseau spatial, est de péter la face -littéralement- de la fille qu'il l'a soigné et ramené à la vie, sans vraiment penser plus loin que son geste. Jason a grandi dans les bois autour de Camp Crystal où il a vécu comme une bête sauvage, alors que Michael Myers a passé 15 à se faire traiter en institution, donc, dans un environnement civilisé. Durant tout ce temps, il a cultivé sa folie et sa méchanceté. C'est l'impulsion versus la préméditation. Ça rend l'association avec Michael plus facile puisque c'est un être plus réfléchi et donc, plus proche de nous. On peut méditer sur ses motivations plus longtemps que sur celles de Jason. Ceci dit, je vante les vertues de Michael, mais c'est quand même du gros fun sale, un film de Jason.
Il y a aussi un autre point, totalement périphérique mais qui aide à mettre nos deux slashers en valeur. les héroïnes de Halloween ont - de manière générale et en se référant surtout aux deux premiers films, et aussi parce que j'ai pas vu les Rob Zombie- un quotient de nunuchitude nettement moins élevé que celui des héroïnes/victimes de Friday the 13th. Sans dire que les deux franchises vont chercher deux publics différents, ce qui serait totalement dans le champs, on ne va pas chercher exactement la même affaire dans un films d'halloween que de Friday the 13th, comme on ne va pas chercher la même chose dans un film d'Alien et de Predator, même si il y a eu des crossovers. Mais je pense que ca tient autant au méchants qu'aux bons et aux victimes. Regarder Jason tuer du monde, c'est regarder quelqu'un briser des affaires, alors que suivre Michael Myers se rapproche plus d'un voyeurisme de torture.